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Présentation de la progression – Additions

Ce dossier propose des situations visuelles visant à construire et consolider le sens de l’addition, puis à accompagner l’acquisition progressive des faits numériques additifs et des procédures de calcul mental associées.

Contrairement aux tables de multiplication, les banques ne sont pas organisées sous la forme de « tables d’addition ». Elles suivent une progression fondée sur les nombres en jeu et sur les relations et procédures additives que les élèves peuvent progressivement reconnaître, mémoriser et mobiliser.

Les situations permettent ainsi de passer de petites additions directement accessibles à des calculs nécessitant des stratégies plus élaborées, puis à des situations dans lesquelles l’addition s’articule avec la multiplication.


Organisation des banques d’images et des diaporamas

Ils sont organisées en sept ensembles progressifs.

1. Additions jusqu’à 10

Ces situations portent sur de petites additions dont le résultat ne dépasse pas 10.

Elles permettent de construire et consolider les premiers faits numériques additifs à partir de quantités représentées visuellement, avant leur mémorisation et leur mobilisation plus immédiate en calcul mental.

2. Additions : dépasser 10

Ces situations introduisent des additions conduisant à franchir la dizaine.

Elles amènent progressivement à mobiliser la connaissance des nombres et des procédures de calcul permettant de s’appuyer sur 10 pour organiser le calcul.

3. Additions : doubles et voisins

Ces situations exploitent la connaissance des doubles et leur utilisation comme points d’appui pour calculer des sommes proches.

Un fait numérique connu peut ainsi servir à déterminer plus efficacement un résultat voisin.

4. Additions : ajouter 1, 2 ou 3

Ces situations permettent de travailler l’ajout de petites quantités et de développer des procédures efficaces pour calculer mentalement ces sommes.

5. Additions : ajouter 4, 5 ou 6

L’augmentation des quantités ajoutées conduit à enrichir les procédures mobilisables et à s’appuyer davantage sur les faits numériques déjà disponibles et sur la décomposition des nombres.

6. Additions : ajouter 7, 8 ou 9

Ces situations poursuivent ce travail avec des quantités proches de 10, pour lesquelles différentes décompositions et stratégies de calcul peuvent être envisagées.

7. Additions après multiplication

Dans ces situations, les quantités à additionner ne sont plus nécessairement directement données. Elles doivent d’abord être déterminées à partir de groupements multiplicatifs.

Par exemple :

7 chaises et 8 tabourets donnent 7 × 4 + 8 × 3 pieds.

L’élève doit alors identifier les différentes structures présentes, déterminer les quantités intermédiaires puis organiser leur addition.


Intentions pédagogiques

Cette progression vise à :

  • construire et consolider le sens de l’addition à partir de situations visuelles ;
  • accompagner l’acquisition et la mémorisation progressive des faits numériques additifs ;
  • développer des procédures de calcul mental adaptées aux nombres en présence ;
  • utiliser des résultats connus comme points d’appui pour en déterminer de nouveaux ;
  • varier les configurations afin de reconnaître une même relation additive dans des représentations différentes ;
  • engager les élèves dans des démarches de décomposition et de structuration du calcul ;
  • articuler progressivement l’addition avec d’autres opérations, notamment la multiplication.

L’enjeu est ainsi de faire évoluer progressivement l’activité de l’élève : comprendre la relation additive, disposer de faits numériques, puis les mobiliser dans des procédures de calcul de plus en plus efficaces.


Place dans les apprentissages

Les situations proposées accompagnent le développement du calcul additif depuis les premiers faits numériques jusqu’à leur mobilisation dans des calculs plus élaborés.

Elles permettent d’articuler compréhension, mémorisation et calcul mental : certains résultats deviennent progressivement disponibles, tandis que les élèves apprennent à les utiliser comme points d’appui pour construire d’autres résultats.

Les situations d’addition après multiplication prolongent cette progression en demandant d’identifier plusieurs structures opératoires et d’organiser le calcul avant de l’effectuer.

Les banques d’images permettent de recréer les situations, de proposer des variantes ou de concevoir ses propres diaporamas.